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Un organigramme (voyez ci-dessous) a été mis au point afin de décrire le lien qui existe entre le programme de recherche Candrive et le processus d'évaluation des conducteurs âgés. La plupart des études répertoriées dans l'organigramme sont actuellement menées par les chercheurs au Canada, conformément à la portée nationale misant sur la synergie de Candrive.Â
On laisse sous-entendre, dans cet organigramme, que les aînés n'ont pas besoin d'une évaluation spéciale de leur capacité de conduire, à moins qu'ils aient développé des troubles d'ordre médical, psychologique ou fonctionnel pouvant affaiblir leur capacité de conduire prudemment un véhicule automobile.
On note, par ailleurs, que certains conducteurs âgés limitent eux-mêmes leurs déplacements et/ou les conditions dans lesquelles ils conduisent, et ce, qu'ils aient développé ces troubles ou non. La plupart de ces comportements qu'ils s'imposent sont tout indiqués et nécessaires pour faire fléchir les risques d'accidents. Néanmoins, en raison d'un manque de confiance, certaines personnes (pour la plupart des femmes) arrêtent prématurément de conduire, et ce, même s'il est ressorti d'une évaluation objective qu'elles sont toujours aptes à prendre le volant.Â
Lorsqu'on juge qu'un conducteur âgé a besoin d'être évalué, on peut lui faire subir un test de dépistage effectué par un dispensateur de soins primaires ou l'aiguiller vers un spécialiste pour des tests complets plus spécialisés.
Durant la phase de dépistage, les études qui se fixent pour but de déterminer les facteurs permettant de prédire l'implication dans les accidents restent au cœur du programme de Candrive. On mène actuellement une étude des cohortes d'envergure afin d'élaborer une règle de décision clinique (outil de dépistage) visant à aider les praticiens à déterminer qui est inapte à conduire et qui a besoin d'examens plus complets.
Puisqu'on dispose de peu de preuves que la performance dans les programmes d'examens complets, tels que des examens neuropsychologiques, les protocoles de simulation et les épreuves sur route, permet de prédire si un conducteur risque d'être impliqué dans un accident, Candrive se fixe comme priorité de déterminer si de tels liens existent. Dans l'affirmative, les prochaines recherches dans le secteur seront plus faciles à mener, car elles n'auront qu'à utiliser les mesures de résultats secondaires et n'auront pas à suivre les participants jusqu'à ce qu'ils aient un accident de la route.
Dès qu'on peut établir que des conducteurs âgés ne sont plus aptes à conduire, il existe différentes interventions auxquelles on peut avoir recours. Au nombre de celles-ci, on compte les innovations technologiques (p. ex. les dispositifs automatisés de prévention des collisions), les programmes de réentraînement, de même que les programmes de permis de conduire restreints (révocation graduelle du permis de conduire) pouvant prolonger la durée pendant laquelle ils peuvent conduire. Les chercheurs de Candrive se fixent pour but d'étudier les différents types d'intervention et leur efficacité. Ils étudieront aussi l'incidence qu'a la cessation de conduire et l'efficacité des interventions afin d'en réduire les conséquences négatives. Les chercheurs de Candrive détermineront, en dernier lieu, l'efficacité des programmes de formation de conducteurs s'adressant aux personnes âgées qui sont toujours aptes à conduire (p. ex., Stay-SHARP).
 L'interdépendance des différents éléments de recherche chez les conducteurs âgés est l'un des aspects qu'on peut difficilement montrer dans l'organigramme. Nous soulignons, par exemple, l'importance de nous doter d'une approche coordonnée entre l'évaluation (dépistage et tests spécialisés) et le soutien (l'organisation de moyens de transport de rechange et des programmes de réentrainement des conducteurs âgés). Cette approche favorise un programme de recherche global qui reconnaît l'importance du dépistage chez les conducteurs et de la remédiation.
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